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La psychogénéalogie

La psychogénéalogie 2018-01-31T15:28:51+00:00

Définition 

La psychogénéalogie est une théorie développée dans les années 1970 par Anne Ancelin Schützenberger selon laquelle les événements difficiles, traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants d’une personne conditionnent ses faiblesses, ses troubles psychologiques, ses maladies et ses comportements.

Des scientifiques corroborent cette hypothèse de transmission transgénérationnelle avec des expériences  réalisées sur des souris, en parlant quant à eux, de modifications de l’ADN. Leurs recherches montrent que « des souris exposées à des odeurs associées à un danger transmettent à leur descendance la crainte de ces odeurs ». Ces recherches ont été publiées dans la revue Nature Neuroscience.

Ainsi, un événement de la vie d’un individu peut resurgir une ou des générations plus tard sur un ou plusieurs de ses descendants. Leurs choix de vie en seront influencés, leur comportement en dépendra comme si « nos problèmes commémoraient des faits traumatiques de nos ancêtres ».

La psychogénéalogie révèle surtout que « ce qui n’a pas été résolu à un maillon de la chaîne familiale ressort toujours au cours d’une ou plusieurs générations suivantes ».

Concepts importants de la psychogénéalogie 

  • Le génosociogramme est un arbre généalogique avec les éléments socio-historiques (faits connus : guerre, famine, suicide, abandon, viol, avortement …) des générations précédentes (ancêtres directs, collatéraux compris) du patient
  • La loyauté familiale invisible est la manifestation d’un comportement familial qui se reproduit de manière invisible, inconsciente de génération en génération (migrations affectant toutes les personnes de l’arbre généalogique au cours des siècles ; des abandons d’enfants , faillite …)
  • Le syndrome anniversaire est une « répétition d’événements marquants, heureux ou malheureux, voire dramatiques, à la même date ou au même âge ou à une même période spécifique.
  • Les secrets de famille se définissent comme des non-dits qui se transmettent de génération en génération.
  • L’effet Bluma ZEIGARNIK peut se définir comme le « désir de vouloir terminer ce qui a été commencé. » . Les tâches inachevées et/ou interrompues sont mieux remémorées que les tâches terminées parce que les sujets les ressassent, les ruminent, comme si la situation avait été gelée. Terminer une tâche inachevée consiste à revenir sur cette tâche afin de clore les relations avec une personne (aimée, haïe ou crainte), qu’elle soit vivante ou décédée.
  • Le psychodrame peut se définir comme un « jeu de rôle thérapeutique ou pédagogique qui permet de clôturer une tâche inachevée » (une mise en situation dans un jeu de rôle psychodramatique). En jouant la scène (comme dans une pièce de théâtre ou dans une constellation familiale), la personne en fait l’expérience kinesthésique, émotive et corporelle et achève cette tâche autrement.

L’objectif d’une thérapie en psychogénéalogie est de

– Rechercher, enquêter concrètement sur notre histoire familiale en allant au-delà de notre propre regard afin de remettre les événements dans leur contexte.
– Rechercher les transmissions, les empreintes, qu’ont pu laisser nos ancêtres à travers nous et qui peuvent soit nous bloquer (ce qui convient alors de libérer et de transformer), soit nous faire grandir (et alors là, rendre grâce à ces bénéfices et à cette force transmise).
– Prendre conscience de cette famille qui habite en nous et que nous ne connaissons pas toujours.
– Nous aider à nous libérer afin d’être mieux avec nous-mêmes et ainsi être mieux avec les autres.

Révéler l’histoire de la famille dans la construction de la personne est donc la base de la psychogénéalogie afin de savoir ce qui lui appartient et ce qui ne lui appartient pas dans ses comportements.

Prendre conscience de notre histoire permet de se déculpabiliser et de la transformer en une autre qui nous ressemble