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Bases neurologiques

Bases neurologiques 2018-01-30T18:02:18+00:00

La méditation a un effet sur le fonctionnement du cerveau. Comparée à la relaxation, elle entraîne une activation cérébrale plus intense des aires paralimbiques (cortex orbito-frontal, le gyrus cingulaire…), liées au système nerveux autonome, c’est-à-dire automatique et non volontaire, et à l’interoception, ou perception des sensations corporelles. Elle active aussi davantage les zones fronto-pariétales et fronto-limbiques, liées aux capacités attentionnelles.

Les 4 phases de la méditation

Que se passe-t-il sous notre crâne lorsqu’on médite ? Wendy Hasenkamp, neuroscientifique de l’université d’Atlanta (États-Unis) et son équipe ont demandé à des méditants expérimentés de pratiquer pendant vingt minutes allongés dans un scanner et d’appuyer sur un bouton dès qu’ils prenaient conscience que leur esprit s’échappait. Résultat : l’équipe a découvert que le cerveau traversait un cycle de quatre phases, identifiables par l’activation de quatre réseaux neuronaux différents (logiquement) liés à l’attention (voir l’infographie ci-dessous). Ce cycle cognitif se répète maintes fois durant la séance de méditation, modifiant l’état de conscience de l’individu, et finissant par déclencher un sentiment de bien-être.

La pratique de la pleine conscience entraîne, une amélioration de la modulation émotionnelle, dont on commence à cartographier les voies neurales : ainsi, après un entraînement de huit semaines, des personnes chez qui l’on suscite des émotions de tristesse présentent une plus faible activation des aires du langage (aires de Wernicke et de Broca) et une plus forte activité dans les zones associées à la sensibilité intéroceptive. Cela signifie que l’impact de la tristesse est plus réduit, chez les méditants, par sa « digestion » à un niveau corporel, que par un traitement rationnel et verbal, comme cela se passe chez les non-méditants. Les méditants acceptent plus ou moins consciemment d’éprouver physiquement la tristesse, sans chercher trop hâtivement à la « résoudre » mentalement (ce qui conduit parfois à des ruminations stériles).

La pleine conscience n’est pas une pratique de relaxation. Elle consiste à être plus présent à soi et au monde, à accepter les bruits et les odeurs de l’environnement ainsi que ses propres sensations