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Rôle du néocortex préfrontal et du gyrus cingulaire dans la vie affective et émotionnelle

Rôle du néocortex préfrontal et du gyrus cingulaire dans la vie affective et émotionnelle 2018-01-30T11:34:18+00:00

Le cortex préfrontal est le centre exécutif du cerveau, le centre de décision et de planification. Il est également le siège de fonctions supérieures tel que le langage, le raisonnement, la mémoire de travail, il est aussi le lieu de contrôle de nos émotions et de nos impulsions. Il nous aide à réfléchir à prendre du recul. Les neurosciences montrent que deux régions du cerveau jouent un rôle important dans notre vie affective, et relationnelle : le cortex fronto-orbitaire et le gyrus cingulaire.

Le néocortex orbito-frontal

Il joue un rôle important dans :

  • nos capacités d’affection, d’empathie. Il permet d’avoir de l’empathie, de comprendre les émotions et les sentiments d’autrui et aussi d’éprouver de la compassion. Il évalue les intonations de voix, les odeurs corporelles, est sensible aussi au regard, essentiel pour décrypter l’état émotionnel d’autrui
  • la gestion des émotions en régulant l’amygdale, centre d’alerte de la peur et de l’anxiété. Il agit directement sur l’amygdale en réprimant notre impulsivité et nos actes irréfléchis irraisonnés.
  • le développement du sens moral et de notre aptitude à prendre des décisions toutes facultés participant aux relations à autrui. Le volume est corrélé aux compétences sociales.

Le néocortex orbito-frontal

Le gyrus cingulaire (ou cortex cingulaire)

Il est localisé dans l’aire néolimbique du cerveau et joue un rôle important dans :

  • notre rapport à nous-même et aux autres notamment dans l’empathie et l’auto-empathie. Il s’active quand nous portons un regard sur nous-même en mettant toute notre attention pour comprendre ce qui se passe en nous
  • dans la relation à autrui : il participe à l’empathie et s’active quand nous portons une attention et une écoute extrême à autrui, quand nous prenons soin  d’autrui. Il nous aide à exprimer et à reconnaître les expressions faciales
  • dans l’interface entre émotion et cognition (pensées) plus précisément dans la transformation de nos sentiments en intention et actions. Il est impliqué dans des fonctions supérieures comme le contrôle de soi sur nos émotions, la faculté de concentration pour résoudre un problème, la reconnaissance de nos erreurs, la capacité à trouver les réponses s’adaptant à des situations changeantes. Il participe à la capacité de réévaluation qui nous amène à réexaminer une situation particulièrement émotionnelle.

Le gyrus cingulaire joue un rôle primordial dans la maternage et dans la relation de la mère et son enfant. Quand une mère entend son bébé pleurer le gyrus cingulaire s’active. Et pour le petit, cette zone est essentielle dans la relation à sa mère, lui permettant d’appeler sa mère quand il en a besoin.
Le gyrus cingulaire participe à de nombreux sentiments positifs : l’amour, la confiance, mais aussi à des sentiments négatifs comme la culpabilité, le ressentiment, l’embarras, la déception, la critique de nos semblables.
Il s’active en cas de douleur physique et de rejet social. Cette structure est le siège de la douleur physique et de la souffrance due au rejet social quand nous en sommes l’objet et quand elles concernent autrui. Le rejet social ou la peur d’être rejetés sont l’une des principales causes d’angoisses et de souffrance chez l’humain. Le gyrus cingulaire a de fortes connexions avec l’amygdale et nous rappelle que dans la préhistoire la survie de l’homme dépend de son appartenance au groupe. L’exclusion est une sentence de mort comme c’est toujours le cas pour les mammifères nouveau-nés.

Le cortex orbitofrontal et le gyrus cingulaire sont intimement connectés permettant une « évaluation » de la personne en face de nous et d’agir de façon plus consciente et plus adéquate à la situation au cours d’une relation.

Le développement du noecortex préfrontal chez l’enfant
Il est important de savoir que le cortex préfrontal et les circuits le reliant au système limbique sont immatures chez l’enfant. Ils sont matures qu’au début de l’âge adulte. Cela permet de comprendre pourquoi l’enfant petit est vite submergé par de véritables tempêtes émotionnelles et par des comportements impulsifs d’attaque et de fuite directement issus du fonctionnement du cerveau archaïque et émotionnel. Cette maturation dépend de l’entourage de l’enfant. Si celui-ci apporte à l’enfant ce qui lui est nécessaire : sécurité affective, bienveillance, écoute, les circuits vont se renforcer.

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