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Le stress : un signal d’alarme du néocortex préfrontal

Le stress : un signal d’alarme du néocortex préfrontal 2018-01-30T11:34:39+00:00

Le stress correspond à un signal d’alarme lancé par le cortex préfrontal (la zone la plus évoluée de notre cerveau) lorsqu’il détecte une attitude non adéquate dans un contexte particulier. Ainsi, le cortex préfrontal utilise le stress comme message pour nous signaler la présence d’éléments irrationnels ou incohérents dans nos vies et nos comportements.
La difficulté majeure est alors de réussir à décoder ce message en faisant le lien avec les incohérences auxquelles il se réfère, car il faut bien reconnaître que ce message envoyé par notre cerveau est plutôt rudimentaire et ceci en raison d’une immaturité fonctionnelle. En effet, le cortex préfrontal est une zone cérébrale qui s’est développée très récemment à l’échelle de l’évolution des espèces. Cette aire cérébrale ne serait pas encore tout à fait mature et l’accès aux mécanismes de la conscience ne serait pas encore bien établi.

Stress

Par conséquent, le cortex préfrontal aurait recours au stress pour informer la conscience d’une incohérence susceptible de constituer un danger immédiat ou différé.

Quel est le rapport entre stress et adaptation ?

Nous avons naturellement tendance à faire fonctionner ce que l’on appelle le mode conscient limbique (régit par la zone limbique du cerveau : le gyrus cingulaire). Il s’agit des pensées et des gestes automatisés, des routines en quelque sorte. Ce mode de fonctionnement, a le mérite d’être rapide, automatique et peu coûteux en attention.

Dans certaines situations et notamment lors d’un changement de contexte, le mode conscient limbique n’est plus adapté et peut même devenir néfaste. Par exemple, une réforme professionnelle ou sociale impose un changement important de contexte à des catégories professionnelles qui ont fonctionné durant une longue période sur le mode conscient limbique et qui doivent désormais cesser de fonctionner sur la base de leurs habitudes.
Sur le plan cérébral, le cortex préfrontal détecte la contradiction entre les habitudes acquises et les comportements attendus. Il le signale en produisant une bonne dose de stress, pour attirer l’attention sur le fait qu’il est nécessaire d’adapter ses conduites à des conditions nouvelles.
Les réponses au stress peuvent prendre trois formes : la fuite (évitement ou  anxiété, difficulté à se concentrer), le combat (lutte physique ou susceptibilité accrue, ou une agressivité défensive), ou l’inhibition (passivité ou abattement, dépression, apathie, tristesse).