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L’apport de la PNL

L’apport de la PNL 2020-08-21T12:34:25+00:00

PNL et niveaux logiques du stress

Hans SELYE, auteur du concept de stress, le définit comme « la réaction non spécifique du corps à toute demande qui lui est imposée ». Pour la PNL, le stress est une nominalisation, un mot qui cache un processus, celui d’une réaction d’adaptation de notre corps aux événements de l’environnement. Le Stress est positif (Eustress) ou négatif (Distress) en fonction de notre capacité d’adaptation. Les événements qui déclenchent un stress négatif sont ceux qui nous poussent au delà des limites de notre flexibilité naturelle. Il est donc intéressant de considérer le stress négatif comme la conséquence du manque d’une ressource spécifique à chaque individu. Les stress prolongés sont à l’origine des symptômes et de nos maladies.

Le stress est en lien avec tous les niveaux de notre pensée

L’événement qui déclenche le stress, ou « facteur de stress », est multiple et spécifique à chaque personne. Ce qui stresse une personne peut être un défi stimulant pour une autre. Identifier un facteur de stress permet d’exercer une influence sur ce dernier. Une façon pratique d’identifier les facteurs de stress consiste à les diviser en niveaux logiques de pensée, selon le modèle de Robert Dilts. En effet, le stress, comme les maladies, touche tous les niveaux de notre expérience. Plus l’intensité du stress est élevée, plus il est en lien avec des niveaux d’abstraction élevés (Croyances et identité)

NIVEAU EXPERIENCE QUESTIONS
Identité Intégrée Vision ou trans-mission Avec qui d’autre ?
Identité de rôle Mission Qui suis-je ?
Valeurs et Croyances Motivations et Permissions Pour quoi ? et Pourquoi ?
Capacités Coordination et Direction Comment faire ?
Comportements Actions Quoi faire ?
Environnement Réactions Où, quand, avec qui ?

Facteurs de stress liés à l’environnement

L’environnement se réfère à l’ensemble des contraintes physiques, morales, réglementaires auxquelles nous réagissons de façon favorable ou défavorable. Ces contraintes orientent nos réactions et répondent aux questions du « où » et « quand ». Les facteurs de stress peuvent concerner les différents éléments de tri.

Lieux : les facteurs géographiques peuvent comporter une surpopulation, la pollution sonore, de l’air et de l’alimentation, la nature de l’urbanisme, l’éloignement entre le domicile et le lieu de travail, les délocalisations, l’excès de bruits, l’aménagement des locaux et lieux de travail, les conditions climatiques avec le froid ou les fortes chaleurs, une ambiance de travail instable.

Informations : la densité de l’information, le rôle des médias, l’incertitude quant à l’issue d’un événement, une information médicale sur votre état de santé, la lecture d’un article.

Personnes : le relâchement des liens parentaux, conjugaux, familiaux et amicaux, les problèmes avec le voisinage, la solitude, les conflits de personne. Il existe de nombreuses études montrant que la qualité de nos relations exerce une influence considérable sur notre niveau de stress et notre santé.

Activité : le chômage et l’inactivité, le rythme de travail, la productivité accrue, les ruptures de l’équipe, les restructurations, les conditions de travail difficiles, le temps passé dans les embouteillages, les temps de transport.

Choses : les nouvelles technologies, le matériel défectueux, les médicaments absorbés, la présence de ligne à haute tension près de chez vous.

Une étude médicale a montré l’importance de l’environnement chez 46 patients opérés de la vésicule biliaire et placés dans une chambre avec fenêtre donnant soit sur un mur de briques, soit sur un mur d’arbres verts. Les patients ayant vue sur la nature quittèrent l’hôpital plus tôt que les autres, consommèrent moins de médicaments et présentèrent moins de complications.

Un bon moyen de gérer son stress est souvent de changer d’environnement, par exemple en partant en vacances, mais, bien sûr, à condition de savoir quoi faire (niveau des comportements), comment faire (niveau des capacités) pour se détendre dans cet environnement, attribuer de l’importance (niveau des valeurs) à l’objectif et, enfin, croire à la possibilité de sa survenue.

Facteurs de stress liés aux comportements

Ce niveau se réfère aux actions observables et aux tâches réalisées dans cet environnement et le stress est donc lié à ce que je fais ou ne fais pas.

Ce que je fais : travailler trop en trop peu de temps, boire de l’alcool, fumer, mal manger, travailler les WE, ne pas prendre de vacances, me coucher très tard, arriver en retard, dire oui quand je pense non, me mettre en colère, conduire trop vite, faire du bruit, recevoir de mauvais feed-back, partir à la dernière minute.

Ce que je ne fais pas : de l’exercice, regarder un film, me reposer, lire des romans, me coucher tôt, prendre des vacances, dire non…

Facteurs liés à nos capacités physiques, mentales et émotionnelles

Ce niveau se réfère aux cartes mentales et stratégies cognitives que nous élaborons pour coordonner et donner une direction à nos actions. Ce sont nos habitudes. Se fabriquer de l’anxiété est une capacité qui consiste à imaginer une issue très désagréable à une situation à venir. Le stress est à ce niveau lié à l’absence d’un « savoir comment faire » ou d’une attitude mentale (comment faire ou comment ne pas faire quelque chose).

Par exemple, je ne sais pas comment faire pour choisir une alimentation équilibrée, parler en public, manager, présenter un projet, prendre une décision, faire face à un délai ou un management autoritaire, donner mon avis aux autres, dire « non », parler à quelqu’un de haut placé, répondre à la pression d’un client, apprendre l’informatique, reprendre des études, me détendre, demander de l’aide, exprimer mes sentiments, changer de travail, surmonter mon chagrin ou ma peur…

Je ne sais pas comment faire pour avoir plus de confiance en moi, être plus responsable, à l’écoute, logique, organisé, chaleureux, consciencieux, créatif, être moins timide, confus…

Facteurs de stress liés à nos valeurs et croyances

Les croyances sont liées aux permissions et nos valeurs à la motivation. Elles répondent aux questions du pourquoi (les causes) et du pour quoi (les conséquences). Les croyances influencent tous les niveaux de notre expérience et de notre santé. L’effet placebo montre que nous pouvons nous guérir si nous croyons en l’efficacité du traitement. Les valeurs représentent ce qui compte à nos yeux et ce que nous recherchons sans cesse à travers nos choix de vie personnels et professionnels : santé, sécurité, liberté, amour.

Exemple de croyances qui peuvent être source de stress : je ne suis pas digne de confiance, d’exister ou d’être aimé ; je ne suis pas assez compétent, je ne suis pas capable de ressentir, de satisfaire mes besoins matériels, physiques, émotionnels, d’être moi; je ne suis pas responsable de mon destin ; je ne peux faire valoir mes droits à faire des erreurs, travailler, aimer mon prochain, ma famille, être logique, responsable, m’amuser, obtenir de la reconnaissance pour mon travail, faire respecter mon engagement, m’affirmer…etc

Exemples : « il faut travailler dur pour réussir, il faut s’occuper des autres avant de s’occuper de soi, il n’est pas possible de traiter l’anxiété, la relaxation ne marche pas ».

Facteurs de stress liés à notre identité

L’identité est reliée au sens que nous donnons à notre rôle dans une situation et à notre mission dans la vie. L’identité se réfère également à un système de frontière entre nous et le monde extérieur. La meilleure ressource anti-stress est avant tout de savoir qui on est. Les stress identitaires sont donc fréquents et liés à la manière dont nous pouvons nous qualifier en tant qu’individu. Et nous nous accrochons tellement aux constituants de notre identité.

Par exemple : « je suis un nul, un malade, un cancéreux, un fumeur, un alcoolique, un perdant, un stressé, un anxieux, un déprimé, un colérique, un émotif, un croyant, une personne rigide. Je ne suis pas un vendeur, un manager, un homme d’action« .

Les stress identitaires sont engendrés par une fausse « persona ». La personne n’affiche jamais son vrai moi ou dissimule sa vraie nature en portant un masque. Ne pas être soi demande beaucoup d’énergie et peut générer une grande quantité de stress.

Facteurs liés à notre système d’appartenance

La spiritualité se réfère à notre sentiment d’être relié à quelque chose de plus vaste que nous. La spiritualité nous donne le sentiment d’appartenir à nous-même en tant que système vivant et complexe et à des systèmes plus vastes de l’univers qui influencent notre santé. Le spirituel est lié à la vision et à la transmission de celle-ci et répond à la question « avec qui d’autre ? »

Par exemple: « je ne suis pas relié : aux autres et je suis seul au monde, avec ceux qui m’aiment, ma famille, ma communauté de travail, mon pays, mes ancêtres, les autres croyants…
Je suis relié : aux autres personnes stressées, aux SDF, aux handicapés… »

Différentes techniques décrites dans le chapitre http://www.psycho50.com/psychotherapie/psychotherapie-neurologique/les-techniques/ sont utilisées pour apporter des nouvelles ressources face au stress

Ancrage de ressource
Chevauchement d’ancres
Cercle d’excellence
Recadrage en une phrase
Recadrage en 6 étapes
Swish visuel
Générateur de nouveaux comportements
Dissociation V/K
Négociation entre parties
Positions de perception
Changement d’histoire
Hiérarchie de critères
Alignement niveaux logiques

 

EXPLORATION DE NOS CINQ SENS.

 Le stress passe par nos 5 sens. Le stress est d’abord une sensation désagréable même si parfois cette sensation est stimulante.

Nous sommes stressés parce que nous recevons des informations qui provoquent notre stress.
Ces informations peuvent être d’origine visuelle, auditive… elles peuvent venir de ce qui nous parvient de l’extérieur (externes) et aussi de ce que nous nous disons, des images que nous nous fabriquons ou que nous nous remémorons… donc de l’intérieur (interne).

Je vous propose de démêler tout cela, un peu comme lorsque l’on démêle une pelote de ficelle afin d’y voir plus clair et de pouvoir agir efficacement sur le stress.

Nous captons des informations du monde extérieur grâce à nos cinq sens.

V A K O G.

V pour visuel.
A pour auditif.
K pour kinesthésique (sensation).
O pour olfactif.
G pour gustatif.

Par convention l’olfactif et le gustatif sont regroupés dans le kinesthésique qui correspond à l’ensemble des sensations perçues et ressenties.

Le VAK externe.

Tout ce qui vient de l’extérieur est symbolisé par la lettre e, tout ce qui est positif est symbolisé par le signe +, tout ce qui est négatif est symbolisé par le signe -.
Ainsi, si nous regardons quelque chose d’agréable, ce que nous voyons sera symbolisé par Ve+ ; si ce que nous voyons est désagréable ce sera symbolisé par Ve-.

Sélection, distorsion, généralisation.
Nous ne pouvons pas tout voir, entendre, sentir ; nous sélectionnons ce qui nous intéresse (sélection) et souvent nous le déformons (distorsion).
Enfin, pour nous faire une opinion, nous ne pouvons pas expérimenter mille expériences identiques donc nous généralisons au bout de quelques-unes.

Le VAK interne.
Lorsque les informations sont à l’intérieur de nous, nous parlons d’interne : i.
Si ces informations sont positives nous les symbolisons par le signe +, si c’est négatif par .
Ainsi, nous pouvons donc parler d’auditif interne positif (Ai+) si ce que nous nous disons est positif. Les images que nous voyons sont symbolisées par Vi.
Les sensations internes que nous ressentons sont symbolisées par Ki+ ou Ki-.

En résumé:

Ve : les images que nous voyons.
Ae : les sons que nous entendons.
Ke : toutes les sensations qui nous parviennent (toucher, odorat, gustatif).
Vi : les images que nous formons dans notre esprit.
Ai : ce que nous nous disons.
Ki : les sensations que nous éprouvons.


Passons au peigne fin une personne stressée.

Une personne stressée rumine souvent une phrase négative alimentée d’images et de pensées négatives. On peut parler de radio mentale négative ou de vidéo mentale négative.

L’excitation provoquée par cette rumination mentale conduit à un épuisement des énergies disponibles. Et en tout cas à un détournement de l’énergie vers quelque chose de contre-productif.
Tout se passe comme si vous augmentiez en plein hiver votre chauffage et que vous laissiez les fenêtres ouvertes! Vous consommez tout votre produit de chauffage pour un résultat décevant.

Importance de l’auditif interne négatif dans le stress.
Une personne qui se dit une phrase négative parfois en boucle est en auditif interne négatif (Ai-).
Cet Ai négatif donne des images internes négatives (Vi -).

1)Technique de changement de registre sensoriel.

Il s’agit de substituer à l’Ai- un autre registre tout en restant en interne:
Ai-  remplacé par un  Vi+ (images remémorées agréables ou images construites…)

Exemple je remplace ma phrase intérieure négative par une image mentale agréable (vacances, ami(e), enfants…
Ai-  remplacé par  Ki+ (respiration abdominale).
Vi- remplacé par Ai+ (la vie est belle, bientôt les vacances, je vais réussir, j’y crois…)
Vi- remplacé par Ki+
etc.…

2)Technique d’inversion négatif/positif dans le même registre sensoriel.

On reste dans le même registre visuel ou auditif ou kinesthésique et toujours en interne:

Ai-  remplacé par  Ai+

Exemple : remplacer une phrase négative que l’on se dit par une phrase stimulante comme : tu peux y arriver, tu peux réussir.. Tu te calmes, reste calme La vie est belle… ou par une musique agréable ou stimulante que l’on se chante en mental.


Ki- = sensation de stress            remplacé par Ki+  = respiration abdominale

Vi- par un Vi+

Cette technique en PNL s’appelle le SWITCH. L’image négative occupe la totalité d’un écran, en bas dans un petit coin de l’écran l’image positive va grandir rapidement et va remplacer l’image négative en 1/10 de seconde. On renouvelle l’opération plusieurs fois jusqu’à ce que l’on ne parvienne plus à faire apparaître l’image négative.

3) Passer de la représentation mentale à la perception: passage de i à e

Il s’agit du système de représentation au système de perception, du (VAKO)i au (VAKO)e
Ai- à Ae+ remplacer une phrase que l’on se répète en boucle par une musique agréable et stimulante.
Vi- à Ve+  Placer dans son bureau des photos agréables que l’on regarde quand on est squatté par une image ou une vidéo négative.

Ki- à Ke+. Quand on est stressé, avoir des gestes qui calment. Placer les mains à plat sur le bureau, avoir des gestes lents; marcher tranquillement…

Associer les trois en faisant une partie de golf de bureau: Je sens mes pieds bien à plat sur le sol, je sens dans mes mains le club de golf, je fais faire au club un mouvement lent vers l’arrière (Ke+), je frappe la balle ce qui fait un petit bruit (Ae+), et je suis la balle des yeux (Ve+) qui rentre dans le trou pour mon plus grand plaisir (Ki+).

Si vous regardez une image, placez la en hauteur pour stimuler l’aire visuelle du cerveau.

4)Les ancres.

Une  ancre, c’est quelque chose, visuel, auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif qui  donne un accès direct à une sensation mémorisée.
Exemple je passe devant un restaurant où il y a une odeur de sardine grillée, ce qui me reconnecte tout de suite à mes dernières vacances alors que je n’y pensait pas. Il y a des ancres positives qui réactivent de bons souvenirs ou me stimulent. A l’inverse, il existe des ancres négatives qui ont l’effet inverse.

Le stress est provoqué ou entretenu par l’accumulation et l’empilement d’ancres négatives.
Pour combattre leurs influences, il convient d’augmenter sa réserve d’ancres positives :
des Ae+:  musique agréable ou stimulante,
des Ve+:  images agréables: vacances, famille, personne dont on est amoureux…
des Ke+: sensations agréables (respiration, activité physique déstressante, golf de bureau, billard de bureau).

Les personnes stressées expliquent pourquoi elles sont stressées, en en parlant, elles font revenir les images, les sons, les sensations liées à leur stress ; ce qui est une autre manière d’augmenter ce stress. Elles se demandent rarement comment réduire ce stress et ses effets.

Ce qui est à l’origine du stress, ce qui le provoque, ne peut pas forcément être changé.
Ce qui peut être changé est la représentation que l’on en a et les rapports que l’on a établi avec l’environnement.

Concrètement pour vous même et vos connaissances.

Utilisez des images agréables, des sons agréables, des odeurs…

(par Jean Luc Monsempès – Institut Repère)