Naturopathie

La naturopathie mise beaucoup sur l’auto-guĂ©rison, mais avec cette nuance que la force vitale de la personne doit ĂŞtre suffisante. Dans le cas contraire, c’est Ă  la mĂ©decine (classique) de prendre en charge la personne. Le pĂ´le d’action principal du naturopathe est le drainage, tant « psycho-Ă©motionnel » que physiologique et humoral (les humeurs sont les liquides physiologiques circulant dans le corps : sĂ©rum, sang et lymphe). Mais le vĂ©ritable champ d’action de la naturopathie est la prĂ©vention, par l’adoption d’un ensemble de techniques naturelles permettant de suivre une meilleure hygiène de vie, pour la personne qui s’y exerce, et de se maintenir Ă  un tel niveau de santĂ© que les dites « maladies » n’ont pas ou peu de prise sur sa personne. Ainsi, le naturopathe n’intervient pas dans les troubles ou maladies graves.

L’Organisation mondiale de la santĂ© a dĂ©fini la santĂ© non pas comme une simple absence de maladies, mais comme une sensation de bien-ĂŞtre, Ă  la fois physique et psychique. C’est cet objectif que la naturopathie tente d’atteindre par ses techniques et conseils.

La naturopathie est une médecine naturelle, préventive, éducative et holistique. Elle peut trouver ses limites dans certaines affections aigües qui se sont installées sur un terrain mal préparé. Dans ce cas précis, l’action naturopathique consistera à inverser ou modifier la nature du terrain. Le naturopathe effectuera un bilan vital, unique et personnel, respectant les caractéristiques physiques, physiologiques et psychologiques du patient qui sera pris en charge dans sa globalité, grâce au dialogue instauré par le thérapeute et à son conseil. Il complètera éventuellement le décryptage des déséquilibres en ayant recours à des questionnaires variés La naturopathie est une démarche active qui implique directement le sujet et le considère comme l’acteur de sa santé. Elle ne se substitue pas à la médecine traditionnelle

Les 5 principes de la naturopathie, Ă©tablis par Hippocrate, sont :

1.       d’abord ne pas nuire (« primum non nocere »)

2.       la nature est guĂ©risseuse (« vis medicatrix naturae »)

3.       identifier et traiter la cause (« tolle causam »)

4.       dĂ©toxifier et purifier l’organisme (« deinde purgare »)

5.       la naturopathie enseigne (« docere »)

LES 5 RÔLES DU NATUROPATHE (selon Daniel Kieffer)

1.  L’ÉDUCATION SANITAIRE. Elle doit s’opĂ©rer principalement via les mĂ©dias spĂ©cialisĂ©s ou non (presse, confĂ©rences, sĂ©minaires, salons, congrès) et au plan de l’individu (consultations). L’information est aussi proposĂ©e dans les Ă©coles, lycĂ©es et les entreprises. Cette « pĂ©dagogie de santĂ© populaire»  tend Ă  rendre la personne plus consciente et plus libre, responsable et autonome dans sa vie propre comme dans sa dimension de citoyen (Ă©cologie, Ă©panouissement socioculturel).

2.  LA PRÉVENTION. Il s’agit essentiellement de prĂ©venir activement les maladies par une hygiène de vie optimum. Les pouvoirs publics peuvent trouver ici une authentique et rapide solution au drame de la SĂ©curitĂ© Sociale, car un corps de professionnels de l’« Ă©cologie de la santĂ© prĂ©ventive et de la qualitĂ© de vie»  existe en France. Ses actions se situent bien en amont de la maladie, solutionnant de nombreux troubles, dits « de civilisation» , dont les traitements coĂ»teux, en aval, ruinent chaque annĂ©e un peu plus les caisses de l’ État !

3.  LE RESPECT ET LA STIMULATION DE L’AUTOGUERISON (par une simple rĂ©forme individualisĂ©e des habitudes de vie et la mise en Ĺ“uvre de cures naturopathiques) chaque fois que la force vitale s’avère suffisante. C’est l’art de rĂ©vĂ©ler et d’accompagner le « MĂ©decin intĂ©rieur»  cher Ă  Hippocrate, et ses prodigieux pouvoirs de rĂ©gĂ©nĂ©ration…

4.  LA COMPLÉMENTARITÉ D’ ACTION avec les corporations mĂ©dicales (diagnostic toujours posĂ© par un mĂ©decin, respect des traitements mĂ©dicaux en cours, connaissance de la sĂ©miologie d’exclusion faisant renvoyer au corps allopathique tous les cas graves ou suspects) est essentielle. Donc humilitĂ©, conscience des limites et des compĂ©tences au service de la vie et de la santĂ© authentique appartiennent Ă  la rigueur de la dĂ©ontologie du praticien de santĂ© naturopathe.

5. L’ACCOMPAGNEMENT DE LA CROISSANCE de chacun. Soucieux des richesses crĂ©atrices, affectives, intellectuelles ou spirituelles latentes, le praticien accompagne au mieux les prises de conscience personnelles et transpersonnelles, le dĂ©veloppement du potentiel de chacun. Ses objectifs de qualitĂ© de vie et d’harmonie participent ainsi Ă  la construction d’une sociĂ©tĂ© faite d’individus « bien dans leur corps, bien dans leur assiette, et bien dans leur cĹ“ur et leur tĂŞte»  (naturopathie « holistique» ). Un « devoir de cohĂ©rence»  fait aussi que le naturopathe s’applique personnellement Ă  vivre et pratiquer au mieux ce qu’il enseigne.

L’origine essĂ©nienne du mot ThĂ©rapeute correspond Ă  « bon compagnon sur le chemin de la santé»  ou bien, pour d’autres traducteurs, « celui qui prend soin de l’ «Etre» .

Très Ă©loignĂ© donc d’une conception mĂ©dicale de « soignant»  ou d’interventionniste, le praticien de santĂ© naturopathe se rĂ©clame de cet idĂ©al humaniste : participer Ă  la croissance globale de l’ĂŞtre au service du bien ĂŞtre de tous.

La naturopathie apparaĂ®t de plus en plus dans les journaux ou Ă  la tĂ©lĂ©vision : en ces pĂ©riodes de « malbouffe », de stress, de fatigue, d’augmentation du nombre de pathologies chroniques, etc., la naturopathie semble en effet avoir beaucoup Ă  nous offrir. Mais tout d’abord : quelle est la dĂ©finition de la naturopathie ? Tout le monde n’est pas d’accord sur ce qu’est la naturopathie, mais certains points font l’unanimitĂ©. Ainsi, la naturopathie est-elle une mĂ©decine non conventionnelle, une « mĂ©decine traditionnelle occidentale » ainsi que la classe l’OMS, utilisant des moyens « naturels » dans le but de rĂ©Ă©quilibrer ou de conserver l’Ă©quilibre de l’Ă©nergie vitale de l’organisme. D’après la FENAHMAN, l’une des associations professionnelles françaises, « elle vise Ă  prĂ©server et optimiser la santĂ© globale de l’individu, sa qualitĂ© de vie, ainsi qu’Ă  permettre Ă  l’organisme de s’auto-rĂ©gĂ©nĂ©rer par des moyens naturels. ».

La naturopathie repose sur 10 techniques Sur les 10 techniques, les 3 premières dites majeures, sont considérées suffisantes à l’entretien de la santé. Mais dans la plupart des cas, l’état de santé de la personne nécessite le recours à d’autres techniques dites secondaires.

Les 10 techniques naturopathiques sont :

  1. l’équilibre nutritionnel (diététique, nutrition, cures saisonnières)
  2. la psychologie (technique de relaxation, gestion du stress, hygiène relationnelle, sophrologie)
  3. l’hygiène musculaire (gymnastiques douces, culture physique, yoga, danse, arts martiaux, natation)
  4. l’hydrologie (utilisation de l’eau chaude, froide, tiède, locale, générale, interne, externe, douches, bains, thalassothérapie et thermalisme, argiles.)
  5. les techniques manuelles (massages non médicaux de type californien, coréen, onctions aromatiques)
  6. la réflexologie (appliquées au pied, à l’oreille, au nez, dos ; shiatsu)
  7. les techniques respiratoires (empruntées au yoga, aux arts martiaux)
  8. la phytothérapie (usage de plantes revitalisantes, drainantes, et les huiles essentielles)
  9. les techniques énergétiques (recours aux différentes formes de magnétisme)
  10. les techniques vibratoires (utilisation des couleurs, des rayonnements solaires, lunaires)

Ces techniques doivent ĂŞtre utilisĂ©es dans le respect de cinq principes millĂ©naires Ă©tablis par Hippocrate : « D’abord, ne pas nuire », « La nature est guĂ©risseuse », « Identifier et traiter la cause », « DĂ©toxifier et purifier l’organisme », « La naturopathie enseigne »

Le naturopathe doit Ă©galement veiller au respect de son patient et de la lĂ©gislation en ne se substituant jamais au mĂ©decin et en sachant « passer la main » aux personnels mĂ©dicaux compĂ©tents dans les cas qui le dĂ©passent. Aussi, les pathologies sĂ©rieuses ou les patients très affaiblis ne sont-ils pas du domaine de la naturopathie. Celle-ci intervient plutĂ´t en prĂ©vention ou en complĂ©ment d’un suivi mĂ©dical. L’un des points primordiaux de la naturopathie est d’impliquer le sujet comme Ă©tant actif de son Ă©tat et de son traitement, et non plus simplement « le patient ». En France, la pratique de la naturopathie n’est pas rĂ©glementĂ©e. Il existe diffĂ©rentes Ă©coles de naturopathie, notamment le CENATHO, Ă©cole fondĂ©e par Daniel Kieffer qui a Ă©galement fondĂ©e la FENAHMAN, fĂ©dĂ©ration du naturopathes, le CNR, dirigĂ© par AndrĂ© Lafon et outre-Atlantique mais en langue française, le CMDQ, ces deux Ă©coles Ă©tant reconnues par l’APNF & MA, association de naturopathes francophones. Ces associations rĂ©fĂ©rencent les professionnels qui leur sont affiliĂ©s et Ă©tablissent des chartes afin d’amĂ©liorer la prise en charge par les naturopathes. Elles aident Ă©galement les professionnels lors de leur installation en libĂ©ral, les offres d’emploi salariĂ© Ă©tant faibles voire inexistantes.

janvier 23 2011 05:08 | Naturopathie

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