Catégorie 'Psychothérapie'

Psychologie énergétique clinique

juin 1st, 2014 -- Posted in Psychothérapie | Commentaires fermés

Psychologie énergétique clinique

Qu’est-ce que la psychologie énergétique ?

Le terme psychologie énergétique décrit un nouveau champ d’interventions psycho-corporelles qui équilibre, restaure et améliore le fonctionnement humain en stimulant le système humain d’énergie subtile. Ces techniques se sont répandues partout dans le monde, en grande partie via Internet, et on a pu observer qu’elles catalysaient des changements rapides, spectaculaires et durables au niveau cognitif, émotionnel et comportemental. Le dénominateur commun qui sous-tend les techniques de psychologie énergétique implique la mise en mouvement de l’énergie corporelle, que ce soit par le biais de stimulations de points spécifiques sur le corps, par le toucher ou par l’intention. (…).

La psychologie énergétique prend racine dans la médecine traditionnelle chinoise, le qi gong et le travail des pionniers modernes tels que l’Australien John Diamond, psychiatre et le psychologue Roger Callahan, fondateur de la Thought Field Therapy. (…).

Au cours des trente dernières années, depuis la découverte de Callahan, plus de trente variantes de ces techniques sont apparues. Les modalités de la psychologie énergétique incluent des thérapies telles que l’Emotional Freedom Technique (EFT), la Thought Field Therapy (TFT), la Tapas Acupressure Technique (TAT), l’Advanced Integrative Therapy (AIT), la Neuro Emotional Technique (NET), la Heart-Assisted Therapy (HAT) et le Healing from the Body Level Up (HBLU). Sous cette panoplie de théories et techniques, les modalités de la psychologie énergétique combinent l’exposition intentionnelle et imaginaire et la stimulation énergétique, l’équilibrage énergétique ou les deux. Apparemment simple dans la technique, les résultats peuvent être rapides et surprenants. (…). La version la plus populaire de la psychologie énergétique et de toutes les thérapies basées sur les méridiens est l’EFT, Emotional Freedom Technique.

EFT : Emotional Freedom Technique – (Technique de libération émotionnelle)

Les énergies subtiles dans le corps ont été largement ignorées jusque récemment par les scientifiques occidentaux, avec comme résultat une utilisation très rare de ces énergies pour des soins émotionnels. Avec l’EFT, nous considérons ces énergies subtiles comme la raison principale des perturbations émotionnelles. Nous sommes à l’orée d’un changement de modèle dans la compréhension de la nature du soin psychologique. Notre croyance actuelle est que pour qu’il y ait « guérison », les changements nécessaires doivent être atteints à un niveau comportemental, cognitif, neurologique ou chimique. Cependant un nombre croissant de preuves et de recherche permettent de montrer qu’il y a un niveau plus profond d’intervention directe qu’au niveau comportemental, cognitif,… c’est-à-dire le système énergétique du corps.

L’existence des méridiens et des courants énergétiques qui les traversent n’est plus à prouver. L’acupuncture, l’acupressure, le shiatsu et toutes les thérapies énergétiques sont les héritières de la médecine chinoise. Comme elles, l’EFT utilise les méridiens et notamment leurs points d’entrée et de sortie pour rééquilibrer le métabolisme et les émotions qui le perturbent.

On pourrait dire que l’EFT est une forme d’acupressure puisqu’il s’agit de tapoter avec un doigt certains endroits du visage et du corps en des points bien spécifiques pour rétablir le courant énergétique qui circule dans le corps et ainsi libérer les émotions négatives. Lire la suite »

Troubles de l’attachement

mai 31st, 2014 -- Posted in Psychothérapie | Commentaires fermés

L’attachement est différent du « lien d’attachement » que les parents développent pour leurs enfants. Le processus d’attachement se poursuit après la naissance. De façon générale, les bébés ont un attachement marqué, dès la fin de leur première année, pour la ou pour les personnes qui prennent régulièrement soin d’eux. Un enfant se sert des comportements d’attachement (ex. : pleurer, s’agripper, suivre, babiller) pour manifester ses besoins. Parmi les besoins d’attachement, il y a le besoin d’un enfant de savoir que son parent est là pour voir à sa sécurité et à sa protection.

Un enfant développe un type d’attachement différent (sécurisant ou insécurisant) selon la façon dont le parent répond à ses besoins d’attachement.                                                                                        

Un enfant qui a un attachement sécurisant sait que son parent est là pour lui ; il peut donc explorer et jouer en toute confiance, et il se laisse facilement réconforter par son parent.

Un enfant qui a un attachement insécurisant n’est jamais certain que son parent sera là pour lui. Il se comporte donc de manière à garder son parent à proximité et disponible en cas de danger.

Un enfant qui a un attachement insécurisant-désorganisé est troublé ou a peur de son parent et ne peut pas se tourner vers lui pour obtenir du réconfort.

Les réactions et les comportements du parent affectent la façon dont le cerveau du bébé se développe.

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HSTMA et Mouvements alternatifs

juillet 17th, 2011 -- Posted in Psychothérapie | Commentaires fermés

L’ HTSMA peut se concevoir comme  la modélisation d’un carrefour stratégique entre les diverses formes de thérapies brèves, de l’hypnose et du protocole EMDR de Francine Shapiro, fruit de 10 ans de travail et de recherche au niveau épistémologique, clinique et de la pratique psychothérapique

C’est un modèle intégratif associant d’une part :

Une stratégie de traitement à partir d’un modèle stratégique et constructiviste sur lequel se greffent : le tissage sensoriel comme l’a développé Joyce MILLS  chez l’enfant, le modèle stratégico-constructiviste de NARDONE, le modèle solutionniste  de STEVE DE SHAZER, et le protocole cognitiviste de Francine SHAPIRO. L’intérêt de ce modèle est qu’il devient généralisable non seulement aux troubles psycho-traumatiques  y compris complexes, mais également aux autres troubles anxieux et dépressifs, à la douleur, etc

Pour se faire, le thérapeute utilise divers outils, dont les stimulations alternatives, afin d’accompagner le sujet à suffisamment s’absorber dans son problème pour activer une expérience de changement. Cette expérience de changement va rompre les boucles dysfonctionnelles (tentatives de solution) que le sujet vit avec lui-même, les autres et le monde, et permettre l’expression de modes relationnels plus adaptatifs. La pertinence du travail thérapeutique s’évalue à partir de ce qui change chez le sujet dans sa vie quotidienne

Ce modèle repose sur des hypothèses simples :

Le thérapeute doit créer un espace de sécurité dans lequel le patient va pouvoir vivre une expérience différente et nouvelle de celles pour lesquelles il consulte.

  1. Cette expérience est l’expression d’une co-construction entre le sujet d’une part et le thérapeute d’autre part.
  2. Cette expérience est plus qu’une expérience émotionnelle correctrice, c’est une expérience qui engage le sujet dans son entier (sensoriel, émotionnel, comportemental, cognitif) dans sa relation à lui même, aux autres et au monde. Il s’agit d’un mouvement sur lequel va s’appuyer la thérapie pour l’amplifier en terme de changement. Tout sujet a en lui et autour de lui des ressources qui peuvent être mobilisées dans le sens de l’amélioration.
  3. La partie dysfonctionnelle (pour le sujet – symptômes)  peut être utilisée comme une métaphore d’hypnose négative et va servir à l’induction du processus thérapeutique.
  4. La partie saine va être mise en évidence et amplifiée (recadrages, métaphores).
  5. Le travail de réassociation par le tissage (sensoriel, cognitif) entre la partie saine et la partie dysfonctionnelle va amener à une nouvelle expérience, exprimée par une posture différente.
  6. C’est à partir de cette nouvelle expérience que va s’effectuer le travail de restructuration cognitive qui peut demander l’aide du thérapeute.

Les stimulations alternatives comme technique d’induction externe d’autre part.

Ces stimulations peuvent être bilatérales, dans un axe vertical, ou focalisées à un endroit précis du corps (Mouvements oculaires, stimulations auditives alternées, tapping sur les mains, les épaules, mouvements alternés des pieds  etc…).

Ces stimulations externes ont deux fonctions :

  1. Induire le phénomène de focalisation double de l’attention,  c’est à dire de dissociation au sens de JANET, où le sujet est à la fois acteur et spectateur de l’expérience qu’il est en train de vivre,
  2. Soutenir le processus d’auto-absorption et le travail de réassociation.

Ces stimulations ont une fonction comparable à l’utilisation de la lévitation par ERICKSON ou à la technique de polarité des mains de ROSSI. Il est d’ailleurs aisé de passer de l’une à l’autre.

Thérapie des schémas

juillet 17th, 2011 -- Posted in Psychothérapie | Commentaires fermés

Jeffrey Young a développé la thérapie des schémas pour traiter les problèmes enracinés et difficile à traiter avec la thérapie cognitivo-comportementale classique (TCC), et surtout les patients présentant des troubles de la personnalité qui ne répondent pas à certaines conditions de la (TCC) :

- complexité de la motivation, patient récalcitrants, incapable, d’adhérer aux techniques de la thérapie cognitive et comportementale, n’accomplissent pas les tâches, parfois ont une grande réticence pour apprendre des stratégies d’autocontrôle.

- ont de difficulté à parler sur leurs émotions et ils ont des pensées détachées de leurs émotions.

- ont des pensées irrationnelles et des scénarios de vie auto défaitistes extrêmement résistants aux techniques (TCC).

- rigidité psychique.

La thérapie des schémas est une thérapie fondée sur le rassemblement des éléments issus de la thérapie cognitivo-comportementale, théorie de l’attachement , Gestalt thérapie , les théories psychodynamiques , son modèle théorique prend également en considération les avancées actuelles en neurosciences .

Elle a pour but de traiter les aspects caractériels chroniques des troubles; « dépression chronique, anxiété chronique, troubles du comportement alimentaire, problème de couple, difficultés à long terme dans les relations intimes et la prévention des rechutes des toxicomanes « .

La théorie initiale de Young insistait sur la présence des schémas précoces d’inadaptation et sur les processus de perpétuation de ces schémas, soit le maintien, l’évitement et la compensation.

Les schémas précoces inadaptés (SPI) sont : un modèle ou thème important et envahissant, concernant soi-même et les relations avec les autres,  constitué au cours de l’enfance ou de l’adolescence, – enrichi tout au long de la vie de l’individu et il est dysfonctionnel de façon significative et constitué de souvenirs, d’émotions, de cognitions et des sensations corporelles.

Ainsi une personne présentant un schéma du sentiment d’abandon éprouvera une détresse importante quand son conjoint prend de la distance, craignant un abandon dévastateur même si peu d’indices objectifs le laissent supposer. Les (SPI) est le concept le plus fondamental, Young identifie 18 schémas inadaptés, Remarquez que quelqu’un peut toutefois posséder un ou quelques uns de ces schémas à différents degrés (plus ou moins rigides et activés facilement).
Ces schémas sont regroupés en cinq domaines.

A- Domaine de séparation et de rejet:
La certitude que ses besoins de sécurité, de stabilité, d’affection, d’empathie, de compréhension, d’approbation et de respect ne seront pas satisfaits. Cette certitude a une origine familiale typique : il s’agit de familles où règnent un climat de séparation, avec explosion, changement, rejet, punitions. Les parents sont stricts, froids ou bien maltraitent l’enfant.

1- Abandon/instabilité

Le manque de stabilité ou de fiabilité, perçu, de ceux qui offrent soutien et sens de l’appartenance à un groupe. Il s’accompagne du sentiment que les personnes « importantes » ne continueront pas à donner appui, force ou protection parce qu’elles sont émotionnellement instables et changeantes (explosions de colère), peu fiables, ou ne sont pas toujours présentes; parce qu’elles mourront bientôt ou parce qu’elles abandonneront le patient pour quelqu’un de « mieux  » que lui.

2- Méfiance/abus

Le patient s’attend à ce que les autres le fassent souffrir, le maltraitent, l’humilient, mentent, trichent et profitent de lui. En général la souffrance infligée est perçue comme intentionnelle ou résultant de négligence extrême et injustifiable. Ceci peut aussi inclure le sentiment d’être constamment défavorisé par rapport aux autres ou de toujours  » tirer la courte paille « .

3- Manque affectif

Le patient a la certitude que les autres ne donneront pas le soutient affectif dont il a besoin. On peut distinguer trois catégories principales : – Manque d’apports affectifs : absence d’attention, d’affection, de chaleur, ou d’une présence amicale.- Manque d’empathie : absence de quelqu’un de compréhensif qui vous écoute et de quelqu’un à qui parler de soi-même. – Manque de protection : absence de quelqu’un de fort qui guide et conseille.

4- Imperfection/honte

Le patient se juge imparfait,  » mauvais « , inférieur ou incapable; le révéler entraînerait la perte de l’affection des autres. Ceci peut inclure : l’hypersensibilité aux critiques, à l’abandon et au blâme. Il peut exister une gêne, avec des comparaisons avec les autres et un manque de confiance en soi. Le patient peut ressentir la honte des imperfections perçues, celles-ci peuvent être internes (par exemple : égoïsme, colère, désirs sexuels inacceptables) ou externes (par exemple : défaut physique, gêne sociale).

5- Isolement/aliénation

Le sentiment d’être isolé, coupé du reste du monde, différent des autres et/ou de ne faire partie d’aucun groupe ou communauté.

B- Domaine de manque de limites:

Les exigences vis-à-vis de soi-même et du monde externe ne correspondent pas à la capacité (perçue) de survivre, d’agir indépendamment et d’arriver à une réussite suffisante. Ceci peut être lié à une origine familiale typique : famille  » étouffante  » où l’enfant est surprotégé, la confiance en soi est sapée et les relations en dehors de la famille ne sont pas encouragées : il en résulte un déficit d’apprentissage des compétences sociales.

1-Dépendance/incompétence

Croire à sa propre incapacité de faire face seul aux responsabilités journalières (par exemple, prendre soin de soi-même, résoudre les problèmes de tous les jours, faire preuve de bon sens, aborder de nouvelles tâches, prendre des décisions).

2- Peur du danger ou de la maladie:

Peur exagérée d’une catastrophe que l’on ne pourra pas éviter. Ces craintes se portent sur une ou plusieurs possibilités: – Santé : crise cardiaque, sida – Émotions : par exemple perde la raison – Catastrophe naturelle ou phobie : ascenseurs, crime, avions, tremblement de terre.

3- Fusionnement/personnalité atrophiée

Attachement émotionnel excessif à une ou plusieurs personnes, souvent les parents, au détriment d’une adaptation sociale normale. Très souvent, croyance qu’au moins l’un des individus ne peut pas survivre à l’autre, ou être heureux sans lui. Peut avoir le sentiment d’être étouffé par les autres, ou doute de lui-même, de sa propre identité. Sentiment d’être vide, sans but; ou, dans des cas extrêmes, questionne sa propre existence.

4- Échec

Croyance que l’on a échoué, que l’on échouera, que l’on est incapable de réussir aussi bien que les autres (études, carrière, sports, etc.). Souvent, le patient se juge stupide, inepte, sans talent, ignorant, inférieur aux autres, etc.

C- Domaine de manque de limites:

Il peut s’agir de manque de limites internes, de manque de responsabilité envers les autres, ou de l’incapacité à soutenir des buts à long terme. Ceci peut mener à des problèmes concernant les droits des autres, ou concernant ses propres objectifs. L’origine familiale typique est à rechercher du côté de parents faibles, trop indulgents, qui ne peuvent faire appliquer la discipline. L’enfant n’est pas encouragé à prendre des responsabilités, à tolérer un certain manque de confort, ou n’est pas suffisamment surveillé et guidé.

1- Droits personnels exagérés/Grandeur

Ceci correspond au besoin de faire, ou d’obtenir, exactement ce que l’on veut sans considérer ce qu’il en coûte aux autres; ou à une tendance excessive à affirmer sa force, son point de vue et à contrôler les autres à son propre avantage sans considérer leur désir d’autonomie. Le sujet est caractérisé par des exigences excessives et un manque général d’empathie.

2- Contrôle de soi/Autodiscipline insuffisant

Le problème central est l’incapacité ou le refus de contrôle de soi. Le patient ne peut supporter d’être frustré dans ses désirs et est incapable de modérer l’expression de ses émotions et impulsions. Sous une forme atténuée: le patient essaie à tout prix d’éviter ce qui est pénible tels que les conflits, les confrontations, les responsabilités et l’effort, au détriment d’un sens de la satisfaction personnelle ou de son intégrité.

D- Domaine d’orientation vers les autres:

Ils correspondent globalement à une importance excessive attachée aux besoins, désirs, réactions des autres, aux dépens de ses propres besoins afin d’obtenir leur affection ou leur approbation, par peur d’être abandonné ou pour éviter les représailles. Fréquemment, il existe une colère refoulée dont le patient n’est pas conscient. Il n’a pas un accès conscient, manque à ses propres sentiments et tendances. L’origine familiale de ce schéma doit être recherchée du côté d’une affection qui relève du conditionnel : pour se sentir aimé de ses parents, pour obtenir leur approbation, l’enfant réprime ses tendances naturelles. Les besoins des parents (affectifs, sociaux, leur style de vie) passent avant les besoins et réactions de l’enfant.

1- Assujettissement

Le comportement, l’expression des émotions, les décisions, sont totalement soumis aux autres parce ce qu’on se sent forcé d’agir ainsi, en général pour éviter colère, représailles ou abandon. Selon le patient, ses propres désirs, opinions et sentiments ne comptent pas pour les autres. En général, il montre une docilité excessive mais réagit vivement s’il se sent pris au piège. Il existe presque toujours, une colère refoulée contre ceux à qui il se soumet, provoquant des troubles de personnalité (par exemple : comportement passif/agressif, explosion de colère, symptômes psychosomatiques, troubles affectifs, drogues).

2- Abnégation

Un souci exagéré de toujours considérer les autres avant soi-même; cette considération est volontaire. Les raisons sont en général : peur de faire de la peine aux autres; pour éviter de se sentir coupable d’égoïsme; ou pour maintenir un contact perçu comme nécessaire aux autres. Mène souvent à une hypersensibilité aux souffrances des autres. Le patient peut éprouver le sentiment que ses propres besoins ne sont jamais satisfaits, d’où un ressentiment envers les autres.

3- Recherche d’approbation et de reconnaissance

Le problème central est un besoin excessif de l’attention, de l’estime et de l’approbation des autres; ou faire ce que les autres demandent, que cela corresponde ou non à ce que l’on veut de soi-même. L’estime de soi est formée à partir des réactions des autres et non à partir d’opinions et de valeurs personnelles. Parfois, une importance exagérée est accordée au style de vie, aux apparences, à l’argent, à la concurrence ou à la réussite – être le meilleur, le plus populaire – afin d’obtenir estime ou approbation. Fréquemment, les choix importants de la vie sont faits sans rapport avec le sujet; ou sont des choix qui n’apporteront pas de satisfaction; hypersensibilité au rejet; ou envie de ceux qui ont mieux réussi.

E- Domaine de survigilance et inhibition
Le problème principal est le contrôle exagéré des réactions, des sentiments et des choix pour éviter les erreurs ou pour maintenir des règles personnelles rigides dans sa conduite et dans sa performance, souvent aux dépens d’autres aspects de la vie: plaisirs, loisirs, amis; ou au détriment de sa santé. Origine familiale typique : sans joie; travail, devoir, perfectionnisme, obéissance, éviter les erreurs, sont des considérations beaucoup plus importantes que bonheur, joie, détente. Souvent, pessimisme et anxiété sont apparents : tout pourrait se désagréger si l’on ne se montre pas toujours vigilant.

1- Négativité\Pessimisme

Est au premier plan la crainte exagérée que, dans des contextes divers (travail, situation pécuniaire, relations interpersonnelles), tout va tourner au pire; ou bien on retrouve une prise en considération fréquente et persistante de tous les aspects négatifs de la vie : souffrance, mort, conflit, culpabilité, ressentiment, problèmes non résolus, erreurs possibles, etc., qui s’accompagne d’une minimisation ou d’un déni des aspects positifs et optimistes. Souvent, il existe une peur exagérée de commettre des erreurs et la crainte de leurs conséquences : ruine, humiliation, situation intolérable. Ces patients sont fréquemment anxieux, pessimistes, mécontents, et souvent indécis.

2- Surcontrôle émotionnel

Le contrôle excessif des réactions spontanées (actions, sentiments, paroles) est là généralement pour éviter les erreurs, la désapprobation d’autrui, les catastrophes, le chaos ou par peur de ne pouvoir maîtriser ses impulsions. On peut distinguer :- La répression de la colère et de l’agressivité. – Le besoin compulsif d’ordre et de précision. – La répression d’impulsions positives (joie, affection, excitation sexuelle, jeux). – L’adhérence excessive à la routine et au rituel. – La difficulté à reconnaître ses propres faiblesses, ou à exprimer facilement ses propres sentiments ou besoins. Souvent ces attitudes sont appliquées aux proches.

3- Idéaux exigeants \ critique excessive

La conviction que l’on doit s’efforcer d’atteindre et de maintenir un niveau de perfection dans son comportement ou sa performance représente un idéal destiné à éviter les critiques. Ces exigences amènent à une tension constante; s’arrêter dans ses efforts ou se détendre devient impossible. Une critique constante de soi-même et des autres est effectuée. Par conséquent le patient souffre des déficits de plaisirs, détente, santé, estime de soi, satisfaction personnelle et relations interpersonnelles. On peut distinguer :- Le perfectionnisme, importance excessive attachée aux détails et sous-estimation de sa propre performance. – Des règles rigides; l’importance du devoir. Ces règles s’appliquent à de nombreux aspects de la vie : morale, culture, religion. – Préoccupation constante de temps et d’efficacité : toujours faire plus et mieux.

4- Punition

La tendance à se montrer intolérant, très critique, impatient et à  » punir  » les autres, et soi-même, s’ils n’atteignent pas le niveau de perfection que l’on exige. Ceci entraîne : la difficulté à pardonner les erreurs ou les imperfections – en soi ou chez les autres – l’incapacité de considérer les circonstances atténuantes; et un manque d’empathie, de flexibilité, ou l’incapacité d’admettre un autre point de vue.

Les mécanismes qui contribuent au maintien des schémas sont appelés les styles d’adaptation, Young décrit trois styles, selon qu’une personne met davantage en œuvre l’un ou l’autre de ces types de processus, elle vit différemment un schéma: elle capitule, fuit ou contre-attaque. La plupart des gens ont recours à un mélange de ces stratégies.

1/ La soumission : La personne pense, ressent et réagit selon son schéma. Elle juge incorrectement les gens et les circonstances de façon qui renforce les croyances reliées à son schéma. Elle crée des situations et choisit des relations qui entretiennent son schéma.
Par exemple, la personne qui a le schéma d’imperfection trouve naturel de tolérer des gens qui la critiquent, ce qui maintient son schéma. Elle se comporte de telle sorte qu’on continue à la critiquer et à la déprécier. La personne qui a un schéma d’abandon trouve souvent naturel d’investir dans la relation avec un partenaire qui craint de s’engager.

2/L’évitement : La personne évite de penser à des questions reliées au schéma et évite les situations qui peuvent activer le schéma et faire vivre des sentiments négatifs de tristesse, de honte, d’anxiété ou de colère. Elle est souvent inconsciente de l’existence de son schéma. Elle le nie. La personne avec un sentiment d’imperfection peut fuir l’intimité. La personne ayant le schéma d’échec peut fuir le travail, les études et les nouveaux projets. La personne avec un schéma de dépendance peut fuir les situations où elle doit faire preuve d’autonomie. Ces évitements empêchent de tester ses schémas et de les modifier graduellement.

3/La compensation: La personne pense et réagit de façon opposée à son schéma. Cependant ses comportements sont souvent trop extrêmes et contribuent à maintenir son schéma. Par exemple, la personne avec un schéma de carence affective peut tellement réclamer d’attention qu’elle éloigne les autres et se retrouve encore plus privée d’affection. Une personne peut développer un sentiment de supériorité qui est à l’opposé du sentiment d’imperfection vécu dans l’enfance. Elle peut consacrer beaucoup d’énergie à son prestige et à sa situation sociale et choisir ses relations de façon à se sentir supérieur. Cette contre-attaque empêche toutefois, entre autres, l’intimité.

Les étapes de la thérapie :

1/ Identification du schéma et information du patient

Les buts de l’identification du schema et de l’information du patient sont :
- Identification des scénarios de vie dysfonctionnels.
- Identification et activation des schémas précoces inadaptés.
- Compréhension des origines des schémas dans l’enfance et l’adolescence.
- Diagnostic du tempérament émotionnel.
- Conceptualisation du cas centrée sur les schémas.

Le patient arrive à reconnaître ses schémas, comprendre leurs origines infantiles et les styles d’adaptation, donc il peut construire une vision claire de la vie.
Durant cette phase le patient peut vivre les schémas avec ses 2 composantes; intellectuelle (grâce aux questionnaires, aux arguments empiriques et la logique, et émotionnelle (grâce aux techniques émotionnelles  » L’imagerie « ).
Le diagnostic nécessite 5 séances, mais plus avec des patients très compensateurs ou évitant.
Concernant la conceptualisation du cas centrée sur les schémas c’est à la fin qu’ils (patient et thérapeute) établissent un formulaire qui contient les schémas, les liens avec les problèmes actuels, les situations activantes les schémas, les facteurs du tempérament supposé , les origines infantiles, les souvenirs centraux, les distorsions cognitives centrales, les comportements d’adaptation, les scénarios dysfonctionnel de la vie, les effets des schémas sur la relation thérapeutique et les stratégies en vue du changement.

2/ Le changement :

Cette phase se réalise avec des méthodes cognitives, émotionnelles et comportementales.

2-1/ La modification cognitive :

Les techniques cognitives aident les patients à prendre du recul par rapport au schéma et à en évaluer la véracité; les patients s’aperçoivent qu’il existe une vérité en dehors du schéma avec une vérité qui est plus objective et qui paraît plus adaptée à la réalité.
Elle commence par l’examination des arguments pour et contre le schéma, le procédé est identique à celui utilisé pour les pensées automatiques dans la thérapie cognitive, La différence consiste que le schéma thérapeute utilise des informations extraites de la vie entière du patient et pas seulement des circonstances actuelles.

2-2/Les méthodes émotionnelles :

Ont pour but de déclencher les émotions liées aux schémas précoces inadaptés et de rematerner le patient de façon à guérir ses émotions et à combler partiellement ses besoins infantiles insatisfaits.

Les techniques émotionnelles produisent le changement le plus profond et le plus radical. Elles sont basées sur l’idée que la capacité à traiter les informations devient plus efficace lorsqu’une émotion est présente.

Après l’étape cognitive le patient dit :  » sur un plan rationnel, Je comprends que mon schéma n’est pas vrai, mais je ressens toujours la même chose, sur le plan émotionnel je ressens qu’il est « .

Le thérapeute utilise comme technique : l’imagerie et le jeu de rôle.  L’imagerie est une technique utilisée pour le diagnostic et le changement.

A\ Imagerie et dialogues durant la phase diagnostique :

Grâce au travail d’imagerie la notion de schéma qui était une « cognition froide » va devenir une « cognition chaude »

3 principes de la séance d’imagerie :
- identifier les schémas centraux du patient ;
- apprendre aux patients à ressentir ses schémas à un niveau affectif.
- aide les patients à relier émotionnellement l’origine infantile de ses schémas aux problèmes actuels.

Premièrement le thérapeute demande au patient: « fermez les yeux et laissez une image flotter dans votre esprit, ne forcez pas cette image ; laissez simplement une image venir dans votre tête et dites – moi ce que vous voyez » puis le patient faite la description des images à haute voix, à la 1 ère personne « je » et au présent de l’indicatif comme si les choses se produisaient à l’instant même, et la description des émotions de tous les personnages
Il est préférable de commencer et de terminer les séances d’imagerie avec l’imagerie d’un endroit sécurisant surtout avec les patients fragiles et / ou traumatisés.

B\ Dialogue en imagerie pour la phrase de changement :

Les dialogues d’imagerie sont une forme simplifiée du travail.
Sur les modes des schémas (l’enfant vulnérable, l’adulte sain et le parent dysfonctionnel)
Par ex : s’imaginer avec l’un des deux parents dans une situation bouleversante puis exprimer les émotions fortes envers lui surtout la colère ; la colère donne une puissance émotionnelle pour combattre le schéma et faire passer aux patients le sentiment qu’ils peuvent s’autoriser à avoir des droits humains de base.

Par ex : « je ne te laisserait pas me contrôler », « je ne te laisserai pas me critiquer », « j’avais besoin d’affection et tu ne m’en as pas donné », « j’ai droit d’une identité propre », « j’ai le droit de me sentir en colère »…
3- La modification comportementale :

Des techniques comportementales classiques sont utilisées comme : l’affirmation du soi, l’autosurveillance, la détermination des buts, l’autorenforcement, l’exposition graduée aux situations redoutées …

Les comportements visés par le changement sont les styles d’adaptation dysfonctionnels qu’utilisent les patients lorsque leurs schémas sont activés.

La modification comportementale commence par la définition des comportements spécifiques en tant que cibles pour le changement. Le thérapeute et le patient disposent pour cela de plusieurs moyens :

1- ils affinent la conceptualisation des cas établis au cours de la phase du diagnostic.
2- Ils décrivent de façon détaillée les comportements problématiques.
3- Ils étudient les événements activateurs grâce à l’imagerie.
4- ils explorent la relation thérapeutique.
5- Ils demandent leurs avis aux proches.
6- Ils étudient les inventaires des schémas.
Ensuite, ils déterminent les comportements à modifier; et il est important d’essayer de changer les comportements dans le cadre d’une situation donnée de la vie actuelle avant de procéder aux changements de vie importants, en thérapie des schémas, le thérapeute commence par les schémas et les styles d’adaptation centraux (celui qui causent le plus de souffrance et qui interfèrent le plus avec les activités et les relations interpersonnelles).
Après la fixation de la cible du comportement, il faut motiver le patient pour le changement, puis le patient va répéter le comportement sain en imagination et en jeu de rôle ; il s’imagine gérant la situation problématique et la joue en rôle avec le thérapeute (joue le coté sain puis ils inversent les rôles, mais ils travaillent ensemble pour gérer les obstacles probables).
Puis, il va transposer le comportement sain dans la vie réelle et de noter ce qui se produit.
Puis revoir la tache en séance avec une importance donnée aux félicitations et l’attention du thérapeute surtout dans les premières étapes.

Cet article est un résumé du livre : Jeffrey E. Young, Janet S. klosko et Marjorie E. Weishaar. (2006). La thérapie des schémas : Approche cognitive des troubles de la personnalité. DeBoeck Université.

Thérapie familiale

juillet 17th, 2011 -- Posted in Psychothérapie | Commentaires fermés

Un grand nombre de nos sentiments, comportements et symptômes ne sont pas liés à notre histoire personnelle, mais ont leur origine dans une loyauté familiale qui veut qu’une génération reprenne les conflits non réglés des générations précédentes.

Quels sont les trois grandes règles qui régissent les systèmes humains ?

1 – L’appartenance.

Tous les membres d’une famille ont le même droit d’appartenance. C’est un droit que nul ne peut contester. Il n’y a pas de degré d’appartenance supérieur ou inférieur. Le simple fait de notre naissance (je devrais même dire conception) nous donne une place dans la famille. Même notre mort ne peut remettre cette appartenance en question.

2 – L’ordre.

C’est une idée assez familière et qui semble couler de source. L’ordre systémique respecte l’ordre chronologique. Ainsi les parents viennent avant les enfants. Le premier enfant  vient avant le second et ainsi de suite. Un premier conjoint garde sa place de premier conjoint, même s’il n’est plus le conjoint actuel. Les « grands » assument les responsabilités qui leur reviennent, les enfants ne sont que des enfants, les anciens ont des droits et des devoirs vis-à-vis des plus jeunes.

3 – L’équilibre entre prendre et donner.

Les relations humaines s’équilibrent selon un échange équitable entre donner et prendre (ou recevoir). La pérennité d’une relation est conditionnée par l’égalité de cet échange.

Entre parents et enfants, le compte se fait un peu différemment : les parents donnent à l’enfant, l’enfant reçoit de ses parents. Quand il deviendra parent, l’enfant donnera à son tour à ses enfants, qui prendront. L’échange entre parents et enfants s’équilibre dans un jeu de « saute-mouton » de génération en génération. Mais au bout du compte, l’équilibre s’établit.

D’où vient cette nécessité de cohésion dans le tissu familial ?

Les lois de la biologie sont intransigeantes et elles veillent avec le plus grand soin au maintien de l’espèce. Chez nous, l’enfant arrive dans un état de dépendance totale. La nécessité pour lui d’être accepté par son clan, sa famille, est vitale. Les conditions dans lesquelles il est accueilli importent peu, pourvu qu’il soit accueilli. L’enfant va donc faire sien inconditionnellement le destin de sa famille qu’il partage sans réserves, et si besoin à ses propres dépens. « [Cette forme d’amour] est plus absolue encore que l’amour des parents pour leurs enfants. » (Marlies Holitzka et Elizabeth Remmert, Guérir dans sa famille).

Ainsi l’enfant, mu par un radar affectif, peut prendre en charge les souffrances et les destins d’autres membres de la famille, par amour.

Et le système familial, pour rétablir un équilibre rompu et sa survie, peut charger le nouvel arrivant d’une mission de réparation.

On peut rapprocher cela d’une transmission génétique car elle est inconsciente, incontournable, imprimée dans chacune de nos cellules.

On parlera de Mémoire Familiale Inconsciente.

Les liens dans la famille sont les garants de la survie de l’espèce et de l’individu  (ou du groupe quel qu’il soit).

Si ces liens, pour une raison ou une autre, ont été déséquilibrés ou détruits dans l’histoire de notre famille, il en reste une trace dans la mémoire familiale. Cette mémoire familiale se transmet et nous la portons tous en nous, de façon inconsciente. Et plusieurs générations après que le mal ait été fait, tant qu’il n’est pas réparé, on peut voir des traces de ce déséquilibre ou de cette rupture ressurgir. C’est une forme de fidélité familiale inconsciente, une loyauté qui pousse les plus jeunes générations à « réparer ».

Ne nous méprenons pas, cette loyauté a une puissance énorme, et on ne peut la balayer d’un geste de la main, ou d’une pirouette intellectuelle. Demandons à ce dépressif aux idées suicidaires –celui qui a tout pour être heureux- pourquoi il est comme ça : il n’en sait rien, il voit bien qu’il devrait être bien dans sa peau, mais c’est plus fort que lui. Demandons à cet homme qui multiplie les conquêtes, mais qui ne peut se fixer : il voudrait tellement fonder un foyer stable, avoir des enfants, mais c’est plus fort que lui. Demandons à ce couple qui voudrait tant une fille, mais qui ne peut avoir que des garçons : ils ont tout essayé, mais c’est plus fort qu’eux.

La constellation ou sculpture familiale, le génogramme sont des outils qui permettent de faire la lumière sur ces conflits, de les réparer pour en libérer ceux qui les portent. Les travaux de Moreno et de Satir, repris par Bert Hellinger qui a mis au point les constellations familiales, ont montré que celui qui va mal dans une famille n’est pas forcément celui qui est à l’origine du problème.

Le génogramme est une enquête, sur trois générations minimum, qui recense les noms ; âges ; dates des naissances, mariages, séparations, divorces ; métiers ; hobbies, lieux de résidence ; maladies ; etc. des membres de la famille. Ces informations permettent de mettre à jour les processus psychiques intergénérationnels qui enferment certains membres dans des fonctions précises.


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Programmation neurolinguistique

juillet 16th, 2011 -- Posted in Psychothérapie | Commentaires fermés

La PNL apporte vraiment des outils utiles, pratiques, concrets.

Son approche est totalement pragmatique :

« Faites ce qu’il faut pour que cela fonctionne !… Si ce que vous faites ne donne rien : apprenez et… faites autrement, jusqu’à ce que cela fonctionne ! »

La PNL est sous-tendue par une philosophie humaniste et des présupposés qui tendent à rendre plus faciles, confortables et efficaces les interactions humaines (depuis Robert Dilts). Elle est également sans véritables limites, puisqu’elle est liée à l’essence profonde de l’Homme, s’adaptant et s’améliorant sans cesse des nouvelles connaissances. Pour cette raison, elle est la technique la plus proche de la Vie, et donc potentiellement, la plus puissante. Dans tous les domaines.

Le champs d’action de la PNL s’étend de la psychothérapie – bien sûr – à l’entreprise, dans la gestion des ressources humaines, et pour les dirigeants et cadres eux-même (Coaching), en passant par la Relation d’aide, ou l’Enseignement… Elle est autant efficace vécue en stage de formation, ou avec un thérapeute, qu’ensuite, en application indépendante, dans la vie de tous les jours.

Après 25 ans d’existance, le côté « mécaniste », technique, de la PNL telle qu’appliquée en France se résorbe, surtout depuis que John Grinder lui-même vient y enseigner la PNL New Code (créée en 1981, mais peu connue jusque-là en France).

Que veut dire le mot PNL ?

Programmation : Tout au long de notre existence, nous nous programmons en mettant en place des répertoires de données composées de notre façon de penser, de ressentir et de nous comporter. C’est ce que que nous utilisons dans des différentes situations de notre vie, nous pouvons, à ce titre, faire une analogie avec le matériel informatique(hardware) : nous avons tous un cerveau et un système nerveux. Ce qui change, ce sont les programmes (software) dont nous disposons pour nous servir de ce matériel. Ainsi est Le fonctionnement de chaque individu.

Neuro : La capacité de nous programmer repose sur notre activité neurologique. C’est parce que nous possédons un cerveau et un système nerveux que nous sommes capables de penser, de percevoir notre environnement, de sélectionner nos comportements, et de ressentir les choses… Les procédures du travail de la PNL agissent directement sur notre organisation neurologique.

Linguistique : Le langage structure et reflète la façon dont nous pensons. En effet, le discours d’une personne est riche en informations sur la manière dont celle-ci construit ses expériences de la vie.

Les présupposés de la PNL

  • La Carte n’est pas le territoire
  • Tout comportement est généré par une intention positive
  • Il n’est pas possible de ne pas communiquer
  • L’esprit et le Corps sont des aspects du même système cybern étique
  • Le sens de votre communication est dans la réponse que vous recevez
  • Il n’y a pas d’échec, seulement du feed-back
  • Si ce que vous faites ne marche pas essayez quelque chose d’autre
  • Chacun possède toutes les ressources nécessaires à son développement

La carte n’est pas le territoire

Notre perception est subjective, elle est une représentation (carte ou modèle) de la réalité et non la réalité elle-même. Il existe (peut-être) une réalité. Il existe autant de représentations de cette réalité qu’il existe d’êtres humains.

Tout comportement est généré par une intention positive

Tout comportement est animé par une intention positive. Notre inconscient nous porte à faire le meilleur choix parmi ceux qui nous sont possibles.

Il faut distinguer intention et comportement (tout comportement n’est pas positif).

Il n’est pas possible de ne pas communiquer

Refuser de communiquer avec quelqu’un est une communication. Celle-ci peut être verbale ou non verbale.

L’esprit et le Corps sont des aspects du même système cybernétique

Ils s’influencent mutuellement.

Le sens de votre communication est dans la réponse que vous recevez

Quelles que soient vos intentions et vos sentiments, dans votre communication, il est important de se centrer sur la réponse

Il n’y a pas d’échec, seulement du feed-back

Lorsque nous n’obtenons pas le résultat espéré, nous obtenons un feed-back qui nous informe de faire différemment au prochain essai.

Si ce que vous faites ne marche pas essayez quelque chose d’autre

Ne faites pas « Plus de la même chose ».

Chacun possède toutes les ressources nécessaires à son développement

Il peut toutefois être nécessaire d’organiser ces ressources potentielles pour qu’elles deviennent opérationnelles.

« La PNL est la théorie, l’Hypnose est l’application »

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Psychosomatique clinique

janvier 15th, 2011 -- Posted in Psychothérapie | Commentaires fermés

La psychosomatique clinique

La psychosomatique clinique est une discipline qui propose de chercher la ou les causes d’une maladie, d’un comportement, d’une dépendance…

Pour être en bonne santé, il faut toujours être dans le bon équilibre ce qu’on appelle l’homéostasie.

Le taux de sucre dans le sang par exemple, a une limite minimum en-dessous de laquelle nous sommes en hypoglycémie et une limite maximum au-dessus de laquelle nous sommes diabétiques.

Tout comme le système physiologique (le corps), le système psychique (le mental) possède également une certaine homéostasie avec certaines limites de tolérance.

Lorsqu’une activité psychique conflictuelle (consciente ou inconsciente) dépasse nos limites de tolérance, une conversion s’opère vers des symptômes physiques (maladies) ou comportementaux (dépendances, phobies…)

Les symptômes sont en lien avec l’activité psychique conflictuelle. La psychosomatique clinique propose d’explorer l’histoire personnelle voire familiale et professionnelle afin d’exprimer ce qui a été imprimé à travers une maladie ou un comportement.

L’Homme a souvent besoin de comprendre pour pouvoir lâcher prise et ainsi permettre à notre tête de retrouver son homéostasie et continuer de fonctionner correctement.

La psychosomatique clinique traite les adultes et les enfants atteints d’affections somatiques  en décryptant les relations corps-esprit.

Chez les adultes,  les indications concernent les affections qui peuvent avoir un caractère organique et lésionnel et avoir fait l’objet de diagnostics et de traitements médicaux : cancer, maladie auto-immune, affection rhumatismale, diabète, affection dermatologique, neurologique, cardio-vasculaire, gastro-intestinale, recto-colite hémorragique, allergies, asthme, etc. Ces affections peuvent aussi avoir un caractère fonctionnel sans lésion organique identifiée : troubles du sommeil, maux de tête, colopathie, fatigue, douleurs diverses, troubles des conduites alimentaires, etc.

Chez l’enfant et l’adolescent, la spécificité des indications  est l’existence de désordres physiques, organiques ou fonctionnels, dont la genèse et l’évolution reconnaissent une participation psychologique prévalente. Parmi les pathologies fonctionnelles, les motifs les plus fréquents de consultation sont les troubles du sommeil, les conduites alimentaires (anorexie, boulimie), les spasmes respiratoires, les céphalées, les douleurs abdominales récurrentes. Les plus fréquentes des autres pathologies sont l’asthme et les maladies cutanées (eczéma, pelade, psoriasis), les affections respiratoires itératives hautes et basses, l’énurésie, l’encoprésie … La diversité de forme et de gravité est soulignée par des exemples tels que les recto-colites, les ulcères digestifs, et nombre de maladies auto-immunes. C’est la tendance personnelle à réagir somatiquement aux conflits et aux traumatismes par un débordement des défenses psychiques habituelles qui est au centre de la psychosomatique de l’enfant.

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L’hypnose thérapeutique

janvier 15th, 2011 -- Posted in Psychothérapie | Commentaires fermés

Une méthode non directive et sans danger qui permet au patient, en levant ses inhibitions naturelles, de nouvelles prises de conscience libératrices.

Lorsque l’on évoque, encore aujourd’hui, le mot « hypnose », certaines personnes sont à la fois fascinées et inquiètes ! Dans leur esprit, l’hypnotiseur use de ses soi-disant pouvoirs face à une personne soumise, qui se plie aux exigences de ce dernier, au risque de faire n’importe quoi et de le regretter par la suite. En effet, lorsque l’on pense à l’hypnose, on est tenté d’imaginer ces spectacles de foire, où l’on voit l’hypnotiseur jouant de son regard fixe devant toute une salle, en suggérant des phrases directes du style « dormez, je le veux » ! Il est vrai que durant son spectacle, l’hypnotiseur réalise son numéro avec beaucoup d’habileté et de rapidité, tel un prestidigitateur. Au départ, il s’adresse à toutes les personnes de la salle, afin de repérer les sujets les plus « tolérants » face aux suggestions qui sont données.

Ensuite, tout va très vite : le but du jeu est d’écarter très rapidement les réfractaires et de garder auprès de lui les personnes les plus sensibles. Après avoir écarté les « personnes résistantes », le vrai numéro d’hypnose peut alors commencer.
Les spectateurs de la salle restent fascinés devant ces personnes en transe, obéissants systématiquement à toutes les suggestions de l’hypnotiseur. Tous se plient à l’expérience : certains téléphonent avec leur chaussure, d’autres miaulent comme un chat, d’autres encore retirent leurs vêtements, etc.  A ce moment précis du spectacle, ceux qui restent éveillés ont oublié les réfractaires du début, et leur regard est focalisé sur ce qui se passe maintenant devant eux.

Explications
Il existe, chez toute personne, une faculté à maintenir stable un état psychologique ou physiologique interne. Cet état qui est une protection naturelle s’appelle l’homéostasie. Ce qui signifie que toutes les personnes qui vivent des expériences loufoques dans un spectacle d’hypnose sont consentantes à un niveau inconscient ! En effet, les freins psychologiques liés à l’éducation, à la morale ou à la timidité sont désactivées dans l’expérience hypnotique. A l’état d’éveil, la personne se refuserait à accepter de telles expériences, pour les raisons évoquées ci-dessus. Il est important de souligner que ce qui est demandé dans les spectacles ne présente pas de danger pour la personne. En revanche, si l’on vous demandait de vous prêter à des expériences qui s’avèrent dangereuses pour votre écologie, comme par exemple vous jeter dans le vide depuis le haut d’une tour, ou de vous planter un couteau en pleine poitrine, vous sortiriez spontanément de cet état, grâce à votre homéostasie naturelle. Vous comprenez mieux à présent comment fonctionnent les spectacles d’hypnose.

Heureusement, l’hypnose thérapeutique est tout autre chose… Si de nombreux centres hospitaliers utilisent régulièrement l’hypnose pour accompagner leurs patients sur des traumatismes, des douleurs chroniques, ou simplement pour pratiquer des anesthésies avant certaines opérations, c’est qu’il faut y chercher une autre définition.

Historique de l’hypnose
Les premiers écrits vérifiables d’une séance d’hypnose datent d’il y a 3 000 ans, en Egypte sous Ramsès II, 20e dynastie ! Il s’agit d’une stèle découverte par Musès en 1972.
L’hypnose a existé un peu partout dans le monde, comme en Europe (druides et prêtres), et jusqu’au fond de l’Afrique, de l’Amérique, de l’Australie et sur la banquise (sorciers, chamans, etc.). Partout, on retrouve des coutumes de soins et des rituels qui incorporent certains éléments de notre hypnose thérapeutique moderne.

En 1841, James Braid, chirurgien écossais, invente le mot « hypnose ». En 1866, le médecin Ambroise-Auguste Liébault convainc le professeur Hippolyte Bernheim de l’importance de l’hypnose. C’est le début de l’école de Nancy.

En 1891, le professeur Bernheim donne naissance au terme « psychothérapie » qui désigne sa méthode thérapeutique basée sur la suggestion hypnotique.

En 1878, Jean-Martin Charcot fonde l’école de la Salpêtrière. Pour lui, l’état d’hypnose est un état pathologique rattaché à l’hystérie ! Et pour cause, dans le service où il travaillait, il ne voyait que des femmes hystériques.
A l’époque, c’est le début de la fameuse « bataille » entre l’école de la Salpêtrière et celle de Nancy : « état pathologique » contre « état naturel ».

En 1885, Sigmund Freud, alors âgé de 29 ans, cherche à se convaincre lui aussi à la réalité du phénomène hypnotique et de son importance pour la compréhension des processus psychiques. En 1889, il achève sa formation en hypnose à Nancy, mais abandonne rapidement la technique qu’il juge trop autoritaire.

En 1919, hypnose est passée de mode. Pierre Janet, père de la psychologie clinique, poursuit seul en France ses travaux sur le phénomène hypnotique.
Il faudra attendre les travaux géniaux de ce psychiatre américain, Milton Erickson, pour que l’on découvre un bouleversement important dans l’utilisation de l’hypnose, de la thérapie et de l’accompagnement de la personne en général.

Pourquoi l’Hypnose Ericksonienne ?
L’Hypnose Ericksonienne tire son nom de Milton Hyland Erickson (1901 – 1980), un célèbre psychiatre américain qui a personnellement souffert de diverses maladies et de problèmes physiques importants, comme la poliomyélite                       qui le frappa à l’âge de 17 ans.

Qu’est ce que l’état d’hypnose ?
L’état d’hypnose, ou état modifié de conscience, est un état tout à fait naturel puisqu’il se produit plusieurs fois par jour et de façon spontanée.
Les états de modifiés de conscience sont spontanément et quotidiennement notre lot à tous. Chaque jour, notre état de conscience fluctue de très nombreuses fois dans la journée et nous donne accès à cet état particulier où nous sommes « ailleurs », « dans la lune » ou même davantage… Pendant ces multiples instants, notre fonctionnement inconscient prend le pas sur notre fonctionnement conscient. Ainsi décrit, nous considérons l’état hypnotique comme un état naturel : l’état hypnotique et le travail thérapeutique qu’il permet n’ont rien à voir avec la soumission au soi-disant « pouvoir » de l’hypnotiseur. Le patient connaît bien cet état mais ne le nomme pas, ne le facilite pas délibérément et ne l’utilise pas. Ne réprimandez donc plus vos enfants quand ils regardent un feuilleton à la télévision, et que vous les appelez trois fois de suite pour dîner : ils sont tout à fait bien élevés, ils vous entendent parfaitement, mais ils sont « en transe hypnotique » spontanée. Leur temps de réaction dépend de leur état de concentration à ce moment-là.

Que permet cet état ?
L’état hypnotique permet entre autre de décupler la mémorisation, la créativité, les capacités d’apprentissage, de modifier des sensations comme la douleur ou le ressenti, mais également de contrôler la coagulation du sang, la cicatrisation de la peau, etc.
Cet état permet donc de mettre en œuvre des processus psychologiques fréquemment utilisés par le sujet dans sa vie quotidienne. Le thérapeute utilise la faculté physiologique spontanée du patient à entrer en hypnose, la cultive et l’entretient dans un but thérapeutique.

L’Hypnose Ericksonienne est totalement respectueuse de l’intégrité du patient, elle est compatible avec ses propres valeurs : elle respecte totalement l’écologie du sujet.

Comment se déroule une séance d’hypnose ?
Le thérapeute converse tranquillement avec le patient, tout en favorisant la dissociation (état hypnotique). Pour cela, le thérapeute en utilise sa spontanéité, son imagination et l’improvisation, ce qui rend la technique difficile à théoriser. Le thérapeute s’efforce de focaliser l’attention du patient et l’amplifie en relevant et en soulignant les premières réactions hypnotiques du patient (respiration ralentie, relâchement musculaire), tout en suggérant que ces réactions peuvent aller en s’intensifiant (ratification et attitude permissive).

La transition entre conversation banale et hypnose est progressive et subtile. Le comportement du thérapeute est important (langage verbal et non verbal) et utilisé pour intensifier les résultats.
Le patient peut alors accéder aux ressources de son inconscient : c’est dire que le sujet est totalement respecté dans sa structure psychique, et qu’il trouve, lui-même, la réponse à son problème, dans la gamme de ses capacités personnelles.

Auto-hypnose
En fonction du travail à effectuer, l’hypnothérapeute pourra faire découvrir à son patient quelque chose qu’il connaît mal, à lui apprendre à susciter et à utiliser cet état particulier : c’est cela l’apprentissage de l’auto-hypnose…
Le patient pourra par la suite produire volontairement l’état d’hypnose afin d’accéder directement à ses ressources et capacités, tout en contournant les résistances naturelles telles que le doute, l’inquiétude, la peur, etc., qui empêchent d’aller de l’avant.

Applications de l’hypnose thérapeutique
Très efficace dans l’accompagnement des malades en milieu hospitalier, l’Hypnose Ericksonienne se pratique aussi en consultation privée. Elle permet de traiter efficacement les phobies, les troubles alimentaires, le tabagisme, les allergies, les migraines, la douleur, le manque de confiance en soi, l’anxiété, les troubles sexuels, les traumatismes, la dépression, l’insomnie, les troubles obsessionnels et troubles du comportement, etc.

Le symptôme n’est qu’un message
En Hypnose Ericksonienne, le travail du thérapeute n’est pas de chercher à analyser la raison pour laquelle le symptôme s’est installé, mais simplement de trouver « comment » supprimer ce symptôme.
Par exemple, si vous fumez depuis dix ans, votre demande sera d’arrêter la cigarette, et non de comprendre ce qui vous a poussé à fumer il y a dix ans. De même, si vous souffrez d’une phobie, d’une allergie ou d’un autre trouble du comportement.
Mais cela n’est possible qu’à la seule condition que la réelle demande du patient ait bien été identifiée par le praticien. C’est, en effet, le rôle du thérapeute de découvrir l’objectif caché de la demande ou, comme disent certains, « l’objectif de l’objectif ».

En reprenant l’exemple d’une personne désireuse d’arrêter de fumer, la question pourrait être « quel bienfait vous procure la cigarette ? »
Si, par exemple, le but recherché est la détente, le travail effectué prendra en compte ce besoin pour faire découvrir au patient d’autres alternatives que la cigarette, tout en préservant la détente. Ce travail indispensable, qui est en général réalisé lors de la première consultation, permet d’éviter par exemple le déplacement du symptôme d’origine vers un autre. Le symptôme doit être considéré comme un message ou un signal, et non pas comme quelque chose que l’on doit chercher à anéantir.

Partant du principe qu’un symptôme a toujours de bonnes raisons d’exister, quand ce dernier se déplace ou réapparaît, c’est que l’objectif de fond n’a pas été soulevé ou cachait un objectif encore plus important non encore élucidé.
Aujourd’hui, depuis le développement des thérapies comportementales, les patients savent qu’il leur est possible d’obtenir des résultats rapides et efficaces.

Ainsi on comprend mieux les raisons qui poussent de plus en plus de personnes à consulter des spécialistes en thérapies brèves et principalement en hypnose éricksonienne.

BioContact, septembre 2003

Quatre formes d’Hypnose

janvier 15th, 2011 -- Posted in Psychothérapie | Commentaires fermés

Toutes les techniques d’Hypnose visent à produire un état modifié de conscience chez la personne, les différences sont dans les manières d’arriver à ce but , dans l’esprit avec lequel est faite l’intervention hypnotique et dans l’objectif global visé de cette intervention.

Bien que l’utilisation des états modifiés de conscience date des premiers âges de l’homme, nous situerons les formes d’Hypnose à partir de la création du terme « hypnose » (James Braid, 1841) et des premières structures d’utilisation médicale et psychothérapeutique occidentalisées. Lire la suite »